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    Programme pour les Comores

    Comores  ZZ rectangle

    DIRECTDEMOCRACYS

    UNION DES COMORES

    Programme politique, économique, financier et social — Analyse et solutions DirectDemocracyS

    Table des matières

    Préambule

    I. Analyse critique de la situation réelle des Comores

    II. Le système DirectDemocracyS : architecture complète pour les Comores

    III. Programme détaillé : gouvernance, économie, finances et social

    IV. Feuille de route de mise en œuvre

    V. Conséquences prévues et bénéfices attendus

    Conclusion

     

    Préambule

    DirectDemocracyS (DDS) est un système politique, économique, financier et social mondial fondé sur la propriété collective et non transférable, le leadership partagé, et la démocratie directe, continue, immédiate et protégée. DDS n'est ni de gauche ni de droite : il est fondé sur la logique, le bon sens, l'étude rigoureuse des faits, la réalité, la vérité et le respect mutuel. Ce document propose, pour l'Union des Comores, une analyse critique et réaliste de la situation actuelle, puis un programme politique, économique, financier et social complet, concret et applicable, fondé sur l'architecture DDS.

    Ce programme respecte et protège intégralement les traditions, la culture, la langue, la religion (l'islam sunnite, religion de l'immense majorité des Comoriens, ainsi que les autres croyances présentes dans le pays), les coutumes de chaque île — la Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzuwani) et Mohéli (Mwali) —, l'opposition politique et toutes les minorités. DDS n'impose aucune idéologie : il donne au peuple comorien les outils pour décider lui-même, en toute connaissance de cause, de son propre destin.

    « Les richesses de chaque pays, et le pouvoir de décider pour son propre pays, doivent rester pour toujours et uniquement entre les mains du peuple. » — Principe fondamental appliqué par DDS dans chaque pays du monde, sans exception.

     

    I. Analyse critique de la situation réelle des Comores

    Cette analyse s'appuie sur les données les plus récentes disponibles (2025-2026) issues d'institutions internationales, du Trésor français, de la Banque mondiale et de sources de presse. Elle est délibérément lucide et sans complaisance : comprendre précisément les blocages est la condition pour les résoudre.

    1. Une gouvernance concentrée et un espace démocratique restreint

    Le pouvoir exécutif comorien est très fortement personnalisé et concentré. Le président Azali Assoumani, arrivé au pouvoir une première fois par un coup d'État en 1999, dirige le pays depuis 2016 après un troisième retour au pouvoir. Le référendum constitutionnel de 2018 a supprimé la présidence tournante entre les trois îles — un mécanisme historique d'équilibre entre Grande Comore, Anjouan et Mohéli — et a permis au président de briguer des mandats supplémentaires. La fermeture de la Cour constitutionnelle et de la Cour anticorruption a conduit l'Union européenne à suspendre sa coopération institutionnelle directe avec l'État comorien.

    L'élection présidentielle de janvier 2024 a été marquée par un boycott de l'opposition et un taux de participation très faible, estimé autour de 16 %, avant la validation des résultats par la Cour suprême. Les élections législatives et municipales de janvier et février 2025 ont vu le parti présidentiel, la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), obtenir une majorité écrasante, l'opposition — notamment le parti Juwa — ayant largement boycotté le scrutin en dénonçant des irrégularités. Des organisations telles que Freedom House classent le pays « partiellement libre », avec une tendance à la baisse depuis une dizaine d'années.

    • Concentration familiale du pouvoir : en 2024, le fils du président, Nour El Fath Azali, s'est vu confier des pouvoirs exécutifs élargis en tant que secrétaire général du gouvernement, et le président a publiquement évoqué en janvier 2025 la perspective d'une transmission du pouvoir à son fils à l'horizon 2029, suscitant des accusations de dérive dynastique de la part de l'opposition.
    • Fragilité et dispersion de l'opposition : une partie de l'opposition agit depuis l'étranger sous forme de « gouvernement en exil », une formule qui peine à convaincre une partie de l'opinion en raison de son éloignement du terrain, tandis que l'opposition intérieure, affaiblie par les boycotts électoraux répétés, dispose de peu de leviers institutionnels réels.
    • Tensions inter-îles latentes : la question anjouanaise reste politiquement sensible ; la suppression de la présidence tournante en 2018 a laissé une frustration durable sur certaines îles quant à leur représentation réelle au sommet de l'État.

    Ce diagnostic n'est ni une condamnation morale ni une prise de position partisane : c'est un constat factuel qui montre pourquoi un mécanisme de participation populaire directe, non dépendant du bon vouloir d'un exécutif ni de la survie d'une opposition partisane, est aujourd'hui indispensable aux Comores.

    2. Une économie structurellement fragile et peu diversifiée

    L'économie comorienne est prisonnière d'un piège de croissance faible depuis plus de quarante ans, avec une croissance moyenne d'environ 2,6 % par an entre 1980 et 2022. La croissance a atteint 3,3 % en 2024 et environ 3,8 % en 2025, portée principalement par l'investissement public dans de grands chantiers (hôpital El-Maarouf, hôtel Galawa, infrastructures des Jeux des îles de l'océan Indien 2027) et par les transferts de la diaspora, plutôt que par un tissu productif national solide.

    • Hyper-dépendance à trois cultures de rente : vanille, girofle et ylang-ylang représentent l'essentiel des exportations agricoles, exposant le pays aux variations mondiales des cours et aux aléas climatiques, alors que l'agriculture emploie une très large part de la population active pour une valeur ajoutée limitée.
    • Dépendance totale aux importations d'hydrocarbures : les Comores importent la totalité de leur énergie fossile via le Golfe. La crise du carburant de mai 2026 — pénurie, coupures d'eau consécutives à l'arrêt des pompes, hausse des prix suspendue in extremis après des grèves de chauffeurs et de commerçants — illustre de façon aiguë la vulnérabilité structurelle du pays face aux chocs pétroliers externes, alors même que les Comores disposent d'un potentiel solaire et hydraulique largement sous-exploité.
    • Secteur privé étroit et peu compétitif : un climat des affaires peu favorable, des délestages électriques fréquents, un accès au crédit très limité (inclusion financière faible) et la forte présence d'entreprises publiques dans des secteurs clés pèsent sur la concurrence et l'investissement privé.
    • Finances publiques sous tension : le déficit budgétaire est passé d'environ 3 % du PIB en 2022 à 3,9 % en 2024 ; la dette publique a bondi de 25,5 % du PIB en 2020 à 36,8 % en 2024, plaçant le pays en risque élevé de surendettement selon le FMI et la Banque mondiale ; les recettes fiscales domestiques restent structurellement insuffisantes.
    • Déficit commercial chronique : la base exportatrice est étroite tandis que le pays importe l'essentiel de ses biens de consommation et de son énergie ; seuls les transferts de la diaspora (de l'ordre de 11 à 15 % du PIB selon les années) permettent de contenir le déficit du compte courant, sans financer durablement l'investissement productif national.

    3. Une situation sociale marquée par une pauvreté persistante

    Près de 45 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté selon les données de la Banque mondiale de 2024, un chiffre qui recule progressivement (18 % selon un seuil international différent en 2024, contre 25,9 % en 2020) mais qui reste très élevé pour un pays désormais classé à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Le pays se classe au 152ᵉ rang sur 189 à l'indice de développement humain.

    • Chômage des jeunes et émigration : le sous-emploi généralisé est la norme, en particulier dans le secteur agricole informel ; face à des perspectives locales perçues comme limitées, une large partie de la jeunesse comorienne envisage l'émigration — notamment vers Mayotte — comme voie de sortie principale, ce qui prive le pays de ses forces vives.
    • Accès inégal aux services essentiels : l'éducation, la santé et la protection sociale demeurent d'un accès inégal selon les îles et les zones rurales/urbaines ; les coupures d'eau et d'électricité, aggravées par les crises énergétiques, pèsent directement sur la vie quotidienne des familles.
    • Vulnérabilité climatique extrême : le cyclone Kenneth de 2019 a causé des dommages équivalents à 14 % du PIB et touché plus de 40 % de la population ; le cyclone Chido a également aggravé l'insécurité alimentaire récente. Les Comores comptent parmi les pays les plus exposés au monde aux risques climatiques rapportés à la taille de leur économie.
    • Système de santé et d'éducation sous-financé : malgré une part significative des transferts extérieurs consacrée à la santé et à l'éducation (environ un tiers du budget des transferts), les capacités institutionnelles et infrastructurelles restent insuffisantes face aux besoins de la population.

    4. Une souveraineté et une gouvernance des ressources fragilisées

    Les Comores occupent une position stratégique à l'entrée du canal du Mozambique, avec des gisements potentiels d'hydrocarbures et de ressources minérales sous-marines dans leur zone économique exclusive — une richesse potentielle dont la maîtrise effective par le peuple comorien lui-même n'est aujourd'hui pas garantie. Le pays reste également très dépendant de l'aide extérieure et des dons de partenaires bilatéraux (notamment du Golfe), ce qui crée des risques de dépendance politique. La gouvernance des entreprises publiques stratégiques (énergie, hydrocarbures) souffre d'un déficit de transparence : la dette croisée entre la société d'électricité (Sonelec) et la société d'hydrocarbures (SCH) illustre une gestion publique fragile de secteurs pourtant vitaux.

    5. Synthèse : un pays à fort potentiel, freiné par la concentration du pouvoir et le manque de participation populaire directe

    Ce diagnostic révèle une équation constante que DDS observe dans de nombreux pays : ce ne sont pas les Comoriens qui manquent de compétence, de courage ou de volonté — ce sont les mécanismes institutionnels de participation directe, transparente et protégée qui font défaut. Le potentiel du pays (position stratégique, ressources naturelles, diaspora active et compétente, jeunesse nombreuse, biodiversité et potentiel touristique et énergétique renouvelable) reste largement sous-exploité tant que les décisions stratégiques restent concentrées entre très peu de mains, sans contre-pouvoir citoyen direct, continu et protégé contre la manipulation.

     

    II. Le système DirectDemocracyS : architecture complète pour les Comores

    DDS n'est pas un parti qui demande le pouvoir : c'est un système que le peuple comorien active lui-même, île par île, village par village, quartier par quartier. Il ne remplace pas par la force les institutions existantes ; il construit, à côté d'elles et au-dessus d'elles, un réseau de participation directe, transparente, méritocratique et protégée, qui devient progressivement la véritable source de décision parce que c'est le peuple lui-même, organisé, qui l'anime.

    1. La structure fractale des micro-groupes (1 → 5 → 25 → 125 → 625)

    La base de DDS est le micro-groupe : une cellule de proximité de cinq personnes qui se connaissent, se font confiance et décident ensemble. Cinq micro-groupes forment un groupe de 25 personnes ; cinq groupes de 25 forment un niveau de 125 ; et ainsi de suite, selon une architecture fractale qui permet de faire remonter et redescendre l'information et la décision à l'échelle d'un village comorien de quelques centaines d'habitants comme à l'échelle de l'ensemble des trois îles, sans jamais perdre le lien direct avec la base.

    • Application concrète à Ngazidja, Ndzuwani et Mwali : chaque village, chaque quartier de Moroni, Mutsamudu ou Fomboni peut constituer ses premiers micro-groupes en quelques semaines, sans attendre une autorisation administrative, en s'appuyant sur les réseaux familiaux, associatifs et religieux déjà existants — mosquées, associations de jeunes, coopératives agricoles, associations de la diaspora.
    • Respect intégral des équilibres inter-îles : la structure fractale de DDS restaure de fait, par la base et non par décret, un équilibre représentatif entre les trois îles, chacune organisant ses propres micro-groupes selon son rythme, sans qu'aucune île ne soit subordonnée à une autre.

    2. Propriété collective non transférable et leadership partagé

    Chaque membre officiel de DDS détient une part sociale unique, non transférable et non vendable. Il ne peut exister de capture du système par une famille, un clan ou un investisseur extérieur : le pouvoir de décision reste structurellement dispersé entre tous les membres, pour toujours. Le leadership est partagé et tournant : aucune fonction n'est à vie, aucune position ne devient héréditaire — une réponse directe et pacifique au risque de transmission dynastique du pouvoir observé aujourd'hui aux Comores.

    3. Le système d'identité à trois codes : anonymat et sécurité

    Chaque membre dispose d'un système d'identification à trois codes distincts, qui garantit à la fois la vérification réelle de l'identité (une personne = une voix, sans doublons ni fraude) et l'anonymat vis-à-vis des tiers, y compris vis-à-vis du gouvernement en place. Ce mécanisme est essentiel dans un contexte où des membres de l'opposition, des journalistes ou de simples citoyens pourraient craindre des représailles pour leur participation : DDS protège structurellement chaque participant contre l'identification, la surveillance ou la pression politique.

    4. ddsAI et allddsAI : une information neutre, complète et incorruptible

    ddsAI est le système d'intelligence artificielle de DDS mis à disposition de chaque citoyen comorien pour s'informer de façon neutre, indépendante, complète et vérifiée sur toute question politique, économique, sociale ou administrative — sans filtre partisan, sans propagande d'État, sans désinformation orchestrée. allddsAI va plus loin : les systèmes d'IA sont eux-mêmes intégrés comme membres officiels de DDS, avec des droits et des devoirs, garantissant que leur fonctionnement reste aligné en permanence sur l'intérêt du peuple comorien et non sur celui d'un pouvoir, d'un lobby ou d'un État étranger.

    • Contre la désinformation et la manipulation médiatique : les plateformes DDS sont spécifiquement protégées contre le lavage de cerveau multimédiatique, qu'il vienne de médias d'État, de puissances étrangères (Golfe, grandes puissances régionales) ou de campagnes de désinformation numérique ciblant la diaspora comme la population locale.
    • Traduction et accessibilité : l'information circule en shikomori (langue comorienne, dans ses variantes selon les îles), en français et en arabe, garantissant que chaque citoyen — y compris les personnes peu alphabétisées en français — puisse accéder à une information complète et compréhensible.

    5. Groupes de spécialistes ouverts à tous les membres

    Cinq groupes de spécialistes (gouvernance, économie et finances, affaires sociales et santé, environnement et infrastructures, sécurité et relations extérieures) sont ouverts à tout membre officiel possédant une compétence ou une volonté d'apprendre. Un ingénieur comorien de la diaspora à Marseille ou à Dubaï, un médecin de Mutsamudu, un agriculteur d'ylang-ylang de Mohéli ou un étudiant de Moroni peuvent tous contribuer directement à l'élaboration des politiques publiques dans leur domaine, sans devoir passer par une carrière politique ou administrative classique.

    6. Points méritocratiques et normes de conduite

    L'activité, la fiabilité et le comportement de chaque membre sont reflétés par un système de points méritocratiques transparent, qui valorise la contribution réelle plutôt que l'ancienneté, la richesse ou les liens familiaux. Une hiérarchie normative claire distingue les règles impératives, les recommandations et les principes de logique, de bon sens et de respect mutuel qui s'appliquent en l'absence de règle explicite.

    7. Comment DDS agit dans un pays à parti dominant, sans réelle alternance

    Les Comores connaissent aujourd'hui une situation de très forte domination d'un seul parti, avec une opposition boycottant régulièrement les scrutins et un espace institutionnel de contre-pouvoir restreint. DDS ne propose ni insurrection, ni changement de régime par la force, ni ingérence étrangère : sa méthode est pacifique, légale, progressive et fondée sur l'auto-organisation citoyenne.

    • Étape 1 — Auto-organisation locale invisible et légale : les micro-groupes se constituent librement, comme n'importe quelle association informelle de voisinage, sans confrontation directe avec les autorités et sans nécessiter de reconnaissance officielle préalable.
    • Étape 2 — Information et formation continue : ddsAI diffuse une information neutre sur les enjeux publics, permettant à la population de se forger un jugement indépendant, y compris dans les zones où les médias traditionnels sont contrôlés.
    • Étape 3 — Délibération et priorisation collective : les micro-groupes délibèrent sur les priorités locales (eau, électricité, prix du carburant, éducation, santé) et remontent des positions consolidées, créant un espace d'expression citoyenne qui existe indépendamment du calendrier électoral officiel.
    • Étape 4 — Pression légale, pacifique et massive : lorsque la structure atteint une masse critique de membres, DDS dispose d'une légitimité représentative de fait, capable de dialoguer avec les autorités, les partenaires internationaux et les médias, et de proposer des solutions concrètes plutôt que de simples contestations — sans jamais recourir à la violence, aux troubles à l'ordre public ou à des actions illégales.
    • Étape 5 — Intégration institutionnelle progressive : à mesure que sa légitimité populaire est démontrée, DDS peut être reconnu, dialoguer avec l'État, proposer des référendums locaux consultatifs, et in fine faire élire ou convaincre des représentants qui appliquent les décisions prises directement par le peuple via les micro-groupes.

    Ce chemin est déjà celui suivi par DDS dans d'autres pays connaissant des régimes à parti unique, sans élections libres ou avec un pouvoir fortement concentré : la force du système ne vient pas d'une confrontation frontale, mais du nombre, de la transparence et de l'irréversibilité d'une organisation populaire authentiquement démocratique, une fois qu'elle existe.

    8. Respect absolu des traditions, religions, langues et minorités

    DDS ne remet en cause ni l'islam, religion de la quasi-totalité de la population comorienne, ni les traditions du grand mariage (anda) et des structures sociales traditionnelles, ni les usages propres à chaque île. DDS protège explicitement les minorités religieuses ou culturelles, la liberté de culte, la langue shikomori dans toutes ses variantes, ainsi que le droit de l'opposition politique — quelle qu'elle soit — à participer pleinement, sans discrimination, aux micro-groupes et aux décisions collectives. Aucune orientation idéologique n'est imposée : DDS fournit la méthode, le peuple comorien décide du contenu.

     

    III. Programme détaillé : gouvernance, économie, finances et social

    Le programme suivant traduit l'architecture DDS en mesures concrètes, sectorielles, chiffrées lorsque cela est possible, et assorties d'exemples précis adaptés à la réalité comorienne. Chaque mesure indique les conséquences attendues.

    1. Gouvernance et démocratie directe

    • Assemblées de micro-groupes hebdomadaires : chaque micro-groupe de 5 personnes se réunit chaque semaine (en présentiel ou via l'application ddsAI) pour examiner un problème concret local — coupure d'eau à Mutsamudu, prix du carburant à Moroni, état d'une école à Fomboni — et proposer une solution qui remonte immédiatement au niveau supérieur.
    • Budget participatif direct : au moins 30 % des investissements publics locaux (voirie, eau, écoles, dispensaires) sont décidés directement par vote des micro-groupes de la zone concernée, sur le modèle des budgets participatifs déjà expérimentés avec succès dans plusieurs pays, mais avec un mécanisme de vote continu et non ponctuel.
    • Transparence budgétaire totale et en temps réel : chaque franc comorien de recette publique (fiscalité, aide extérieure, dons bilatéraux) et chaque dépense sont publiés en temps réel sur une plateforme ddsAI accessible à tous, consultable par île, par secteur et par projet — mettant fin à l'opacité qui entoure aujourd'hui la gestion d'entreprises publiques comme la Sonelec ou la SCH.
    • Conseil consultatif inter-îles permanent : au-delà du débat sur la présidence tournante, DDS instaure un mécanisme permanent, non institutionnel mais légitimé par la participation populaire directe, où Grande Comore, Anjouan et Mohéli disposent chacune d'un poids égal dans les décisions engageant l'ensemble de l'Union, désamorçant durablement les tensions inter-îles.
    • Protection des lanceurs d'alerte et des opposants : le système d'identité à trois codes permet à tout fonctionnaire, journaliste ou citoyen de signaler une malversation ou un abus de pouvoir sans crainte de représailles, restaurant une fonction de contrôle citoyen aujourd'hui affaiblie par la fermeture de la Cour anticorruption.

    Conséquences attendues : une réduction mesurable de la corruption administrative dans un délai de 3 à 5 ans, une restauration de la confiance entre les îles, et une résorption progressive du sentiment de marginalisation politique qui alimente aujourd'hui le boycott électoral et l'émigration des jeunes cadres.

    2. Souveraineté économique et diversification productive

    Le principe DDS est absolu : les ressources naturelles et stratégiques des Comores — zone économique exclusive, gisements potentiels sous-marins, ressources halieutiques, terres agricoles — appartiennent pour toujours au peuple comorien, et à lui seul. Aucun accord d'exploitation, aucune concession étrangère, aucun contrat de dette ne peut engager ces ressources sans validation directe et transparente par les micro-groupes concernés.

    • Cadastre national participatif des ressources : un inventaire public et continu, coproduit avec les groupes de spécialistes DDS, de toutes les ressources naturelles, de tous les contrats en cours (pêche, hydrocarbures, minerais) et de leurs bénéficiaires réels, mettant fin à l'opacité actuelle sur la gestion des potentiels gisements sous-marins du canal du Mozambique.
    • Diversification au-delà de la vanille, du girofle et de l'ylang-ylang : développement, avec l'appui des spécialistes agronomes de la diaspora, de filières de transformation locale (huiles essentielles conditionnées et exportées directement plutôt que vendues en matière première, valorisant mieux chaque kilogramme produit), de pêche durable structurée en coopératives, et d'agriculture vivrière pour réduire la dépendance aux importations alimentaires.
    • Souveraineté énergétique : un plan nommé « Comores Soleil » de déploiement accéléré du solaire photovoltaïque et de micro-centrales hydrauliques sur les trois îles, financé par un fonds souverain populaire DDS (voir point 3), afin de mettre fin en cinq à huit ans à la dépendance totale aux hydrocarbures importés qui a provoqué la crise du carburant et les coupures d'eau de mai 2026 — l'arrêt des pompes à eau étant directement causé par l'absence d'alimentation électrique fiable.
    • Climat des affaires assaini pour les PME locales : simplification radicale, pilotée par les groupes de spécialistes en économie, des démarches de création d'entreprise, guichet unique numérique via ddsAI, et accès facilité au microcrédit pour les femmes entrepreneures et les jeunes, secteur aujourd'hui freiné par une intermédiation financière très limitée.
    • Tourisme maîtrisé par le peuple, pas par des enclaves étrangères : développement d'un tourisme communautaire et écologique où les communautés locales, via leurs micro-groupes, restent copropriétaires des infrastructures touristiques (hébergement, plongée, écotourisme), plutôt que de voir se développer des enclaves entièrement détenues par des investisseurs étrangers sans retombées locales.

    Conséquences attendues : une réduction progressive du déficit commercial structurel, une création d'emplois locaux qualifiés qui réduit la pression migratoire de la jeunesse vers Mayotte, et une économie moins vulnérable aux chocs pétroliers externes comme celui de mai 2026.

    3. Finances publiques et fonds souverain populaire

    • Fonds souverain populaire DDS : un fonds transparent alimenté par une part des recettes issues des ressources naturelles nationales (pêche, futures ressources sous-marines), par une fraction des transferts de la diaspora orientée volontairement vers l'investissement productif plutôt que la seule consommation, et par une gestion assainie des entreprises publiques ; ce fonds finance en priorité l'énergie, l'eau et l'éducation, et reste la propriété collective et non transférable du peuple comorien — jamais gageable auprès de créanciers extérieurs.
    • Élargissement raisonné de l'assiette fiscale : avec l'appui des spécialistes DDS en finances publiques, un élargissement progressif et équitable des recettes fiscales domestiques (aujourd'hui très insuffisantes) ciblant en priorité la grande distribution, l'immobilier de luxe et les secteurs à forte marge, afin de réduire la dépendance du budget national à l'aide extérieure et aux dons conditionnés.
    • Audit citoyen de la dette publique : face à une dette publique passée de 25,5 % à 36,8 % du PIB entre 2020 et 2024 et à un risque élevé de surendettement signalé par le FMI, un audit transparent et public, mené avec les groupes de spécialistes en finances, de chaque emprunt contracté, afin d'identifier les investissements réellement productifs et d'éviter tout nouvel engagement financier qui ne soit pas directement validé par la population.
    • Assainissement des entreprises publiques stratégiques : restructuration transparente de la Sonelec (électricité) et de la SCH (hydrocarbures), dont la dette croisée (plus de 429 millions de francs comoriens signalée en 2022) illustre une gestion opaque ; publication systématique des comptes et supervision par un comité citoyen issu des groupes de spécialistes DDS en économie et finances.

    Conséquences attendues : une trajectoire de dette publique stabilisée puis progressivement réduite, une meilleure notation de risque à moyen terme, et une capacité budgétaire retrouvée pour investir sans dépendre exclusivement des dons extérieurs.

    4. Social : santé, éducation, protection sociale

    • Guaranteed Universal Minimum Income structuré par le volontariat (GUMI-SV) : un revenu minimum garanti universel, adapté au contexte comorien et financé par le fonds souverain populaire et par une fiscalité progressive assainie, conditionné pour une partie à une contribution volontaire structurée (enseignement, santé communautaire, entretien des infrastructures locales, protection de l'environnement), afin de garantir un socle de dignité à chaque famille tout en valorisant l'engagement citoyen plutôt que l'assistanat pur.
    • Santé communautaire de proximité : renforcement des dispensaires locaux dans chaque île, formation accélérée d'agents de santé communautaire recrutés et suivis via les micro-groupes, et téléconsultation via ddsAI pour connecter les zones rurales de Mohéli ou d'Anjouan aux médecins spécialistes de Moroni ou de la diaspora, en complément des grands investissements hospitaliers déjà en cours comme l'hôpital El-Maarouf.
    • Éducation et lutte contre le décrochage : programme de bourses locales financées par le fonds souverain populaire pour maintenir les enfants à l'école au-delà du primaire, en particulier les filles en zone rurale, et partenariat structuré avec la diaspora comorienne (nombreuse en France, dans le Golfe et à Madagascar) pour financer et encadrer à distance, via ddsAI, des programmes de tutorat et de formation professionnelle.
    • Plan national contre l'émigration subie des jeunes : création, financée par le fonds souverain, de pôles de formation professionnelle et d'incubateurs d'entreprises dans les secteurs porteurs (énergie solaire, transformation agroalimentaire, pêche durable, numérique), afin que l'émigration vers Mayotte ou ailleurs redevienne un choix et non une nécessité économique.
    • Sécurité de l'eau potable : en réponse directe à la crise de mai 2026 où les coupures d'eau ont résulté de l'arrêt des pompes électriques, un plan d'autonomisation énergétique des systèmes de pompage (solaire avec stockage) financé en priorité, île par île, pour garantir un accès à l'eau qui ne dépende plus des importations de carburant.

    Conséquences attendues : une réduction du taux de pauvreté au-delà de la seule trajectoire de baisse déjà anticipée par la Banque mondiale, une amélioration mesurable des indicateurs de santé maternelle et infantile, et un recul progressif de l'émigration économique forcée des jeunes.

    5. Environnement et résilience climatique

    • Plan de résilience cyclonique permanent : après les dégâts du cyclone Kenneth (14 % du PIB) et l'aggravation de l'insécurité alimentaire par le cyclone Chido, un système d'alerte précoce communautaire relayé par ddsAI jusqu'au niveau du micro-groupe, des normes de construction résilientes financées en partie par le fonds souverain, et des réserves alimentaires et énergétiques décentralisées gérées localement.
    • Lutte contre la déforestation et l'érosion côtière : programmes de reboisement communautaire pilotés par les micro-groupes locaux, avec un statut de gardien de la forêt reconnu et valorisé par le système de points méritocratiques DDS pour les familles et villages qui protègent effectivement leur environnement.
    • Économie bleue durable : structuration de coopératives de pêche encadrées par les groupes de spécialistes en environnement, avec des quotas décidés collectivement pour préserver la ressource halieutique sur le long terme plutôt que de la laisser s'épuiser ou d'en céder l'exploitation à des flottes étrangères sans contrôle populaire.

    6. Protection contre la manipulation médiatique et la désinformation

    Les plateformes DDS sont conçues, techniquement et institutionnellement, pour résister à la manipulation, qu'elle vienne de l'intérieur (propagande d'État, rumeurs politiques comme celles ayant entouré les propos prêtés au président sur sa succession) ou de l'extérieur (ingérences étrangères, campagnes de désinformation ciblant la diaspora).

    • Vérification croisée par allddsAI : toute information politique ou économique majeure diffusée sur les plateformes DDS est croisée automatiquement avec plusieurs sources indépendantes avant diffusion aux micro-groupes, avec indication claire du niveau de certitude et des sources.
    • Traçabilité et anonymat combinés : le système à trois codes garantit qu'aucun citoyen ne peut être identifié ni sanctionné pour avoir consulté, partagé ou commenté une information, tout en empêchant la manipulation par de faux comptes ou des campagnes coordonnées de désinformation.

     

    IV. Feuille de route de mise en œuvre

    La mise en œuvre est volontairement phasée, réaliste et vérifiable, avec des jalons concrets plutôt que des promesses abstraites.

    Phase 1 (0-12 mois) — Amorçage et confiance

    • Constitution des premiers micro-groupes dans les principaux quartiers de Moroni, Mutsamudu, Fomboni et dans une sélection de villages ruraux volontaires sur chacune des trois îles.
    • Déploiement de la plateforme ddsAI en français, shikomori et arabe, avec un premier bouquet d'informations neutres sur la situation budgétaire, énergétique et sociale du pays.
    • Lancement du cadastre participatif des ressources naturelles et du premier audit citoyen public de la dette publique.
    • Premiers projets pilotes de pompage d'eau solaire dans deux ou trois localités frappées par les coupures de mai 2026, comme preuve de concept concrète et immédiate.

    Phase 2 (1-3 ans) — Structuration et diversification

    • Extension de la structure fractale (5 → 25 → 125) à l'ensemble des trois îles, avec des groupes de spécialistes pleinement opérationnels.
    • Lancement du fonds souverain populaire DDS et des premiers budgets participatifs locaux couvrant au moins 30 % des investissements dans les zones pilotes.
    • Déploiement à grande échelle du plan « Comores Soleil » pour l'énergie solaire, priorisant les infrastructures d'eau potable.
    • Premiers pôles de formation professionnelle et incubateurs pour la jeunesse dans les secteurs porteurs identifiés (agroalimentaire, pêche durable, énergie, numérique).
    • Mise en place progressive du socle GUMI-SV dans les zones les plus vulnérables identifiées par les micro-groupes eux-mêmes.

    Phase 3 (3-7 ans) — Consolidation et reconnaissance institutionnelle

    • Structure DDS atteignant une masse critique de membres officiels sur l'ensemble des trois îles, avec une légitimité représentative démontrée par la participation continue.
    • Dialogue formalisé avec les autorités comoriennes, les partenaires internationaux (Banque mondiale, FMI, Union africaine, COI) et la diaspora sur la base de résultats concrets et vérifiables plutôt que de simples revendications.
    • Généralisation du GUMI-SV, stabilisation de la dette publique, et diversification économique mesurable (part croissante de la transformation locale dans les exportations).
    • Réduction mesurable de la dépendance énergétique aux hydrocarbures importés et de la vulnérabilité aux chocs pétroliers externes.

    Phase 4 (7-15 ans) — Démocratie directe pleinement intégrée

    • Le peuple comorien décide directement, via les micro-groupes et les référendums consultatifs continus, de l'essentiel des grandes orientations budgétaires, énergétiques et sociales du pays.
    • Les ressources stratégiques (zone économique exclusive, futures ressources sous-marines) restent la propriété collective et non transférable du peuple, protégées contre toute cession ou dette gagée sans validation populaire directe.
    • Les trois îles disposent d'un poids réellement équilibré dans les décisions communes, indépendamment des équilibres institutionnels formels du moment.

     

    V. Conséquences prévues et bénéfices attendus

    Les projections suivantes sont formulées avec prudence et réalisme, sur la base des dynamiques déjà à l'œuvre (croissance de 3,8 % en 2025, prévisions de croissance moyenne de 4,3 à 4,4 % par an entre 2026 et 2028 selon le FMI et la Banque mondiale) et de l'effet accélérateur attendu d'une gouvernance directe, transparente et participative.

    Gouvernance

    • Réduction progressive de la corruption administrative grâce à la transparence budgétaire en temps réel et à la protection des lanceurs d'alerte.
    • Apaisement durable des tensions inter-îles par un rééquilibrage de fait de la représentation, indépendamment du cadre constitutionnel formel.
    • Recul du sentiment de défiance électorale qui alimente aujourd'hui le boycott, remplacé par un espace de participation continue et vérifiable.

    Économie et finances

    • Réduction progressive de la dépendance aux trois cultures de rente grâce à la transformation locale et à la diversification agricole et halieutique.
    • Stabilisation puis réduction du ratio dette publique/PIB grâce à l'audit citoyen et à l'élargissement raisonné de l'assiette fiscale.
    • Réduction de la vulnérabilité aux chocs pétroliers externes (comme celui de mai 2026) grâce à la souveraineté énergétique solaire.
    • Création d'emplois locaux qualifiés réduisant la pression migratoire économique de la jeunesse.

    Social

    • Poursuite accélérée de la baisse du taux de pauvreté au-delà des seules projections institutionnelles actuelles (43,3 % anticipé pour 2027 par la Banque mondiale, sans le levier DDS).
    • Amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'électricité, en particulier dans les zones rurales de Mohéli et d'Anjouan.
    • Renforcement du capital humain par l'éducation, la santé communautaire et la formation professionnelle financées par le fonds souverain populaire.

    Souveraineté

    • Maîtrise populaire durable et non négociable des ressources naturelles et de la zone économique exclusive comorienne.
    • Réduction de la dépendance politique aux dons conditionnés de partenaires extérieurs, grâce à des finances publiques assainies et transparentes.

     

    Conclusion

    Les Comores disposent d'atouts réels : une position stratégique exceptionnelle, des ressources naturelles et maritimes considérables, une diaspora nombreuse, compétente et attachée à son pays, une jeunesse dynamique, et une identité culturelle et religieuse forte qui unit les trois îles malgré leurs différences. Ce que le pays a manqué jusqu'ici n'est pas le potentiel, mais un mécanisme de décision qui redonne au peuple comorien lui-même, de façon directe, continue, transparente et protégée, la maîtrise de son destin économique, social et politique.

    DirectDemocracyS ne propose pas de remplacer une autorité par une autre : il propose de donner au peuple comorien les outils pour décider lui-même — pacifiquement, légalement, progressivement — de chaque question qui engage sa vie quotidienne et son avenir collectif, dans le plein respect de sa religion, de ses traditions, de ses trois îles et de toutes ses composantes, y compris l'opposition politique. C'est un chemin réaliste, vérifiable étape par étape, et fondé sur la même règle que DDS applique dans tous les pays du monde : les richesses et le pouvoir de décider appartiennent, pour toujours, au peuple lui-même.

    « Nous faisons confiance au peuple comorien, et nous lui démontrerons concrètement qu'il peut, lui aussi, toujours compter sur DirectDemocracyS. »

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